lundi 28 avril 2014

Pola-land, galerie Sattelite, Paris, novembre 2010


 
 
 
 
 
 
© Photos Yannick Vigouroux,
« Venise, septembre 1999 /
Lisbonne, septembre 1998 »
(collections privées)



 
 

Avant l'ère du numérique, le Polaroïd a longtemps servi de test pour les photographes de publicité ou de mode : il permettait de prévisualiser en studio l'exposition, le cadrage, avant la prise de vue finale à la chambre. Pour moi, au contraire, dans la lignée notamment de Robert Frank (qui n'hésite pas à gratter la gélatine, y inscrire des mots simples et poétiques), ou des œuvres tardives de Walker Evans et André Kertész, entre autres, il a toujours été une fin en soi, et je le pratique couramment depuis le début des années 1990. Il m'a permis aussi de poursuive mon activité photographique dans une période difficile de ma vie où, au milieu des années 1990, ne possédant plus de laboratoire pour développer mes pellicules et tirer mes images, et vivant dans une chambre de bonne à Paris, le format miniature du Polaroïd facile à stocker, l'immédiateté de l'apparition de l'image, se sont avérées de précieuses qualités. J'aimais ces images précaires et fragiles, comme la vie qui était la mienne.

A l'initiative de Xavier Martel, commissaire d'exposition invité, ces travaux ont été réunis une première fois en 1990 à la galerie Satellite, à Paris, dans une exposition collective intitulée « Pola-land ». Une première rétrospective d'une pratique que j'ai repris grâce au film instantané et japonais Fuji Instax , j'y reviendrai plus loin.



http://polalandesatellite.blogspot.fr/


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