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Photo Yannick Vigouroux,
« La fenêtre bleue # 3, Paris, 2011 »
Avant d'être photographe, j'ai longtemps dessiné et peint, fortement marqué par des peintres abstraits ou préférant s'autoproclamer "non abstraits" de l'après guerre: Wols, Olivier Debré, Pierre Soulage, et bien d'autres. Insatisfait de ma production qui me semblait inaboutie techniquement, j'ai décidé à 17 ans de troquer mes pinceaux pour un appareil photo Olympus OM-10, offert par mon père pour mon anniversaire.
J'ai détruit la totalité de ma production picturale, et je ne le regrette pas...
Récemment, découvrant le film instantané japonais Fuji Instax, et fasciné par ce motif inépuisable de la fenêtre, j'ai connu à nouveau, un week-end où j'étais malade et cloîtré chez moi à Paris, la tentation de l'abstraction qui ne m'a jamais quitté. Réminiscence argentique d'une passion de jeunesse !
Il m'arrive de gratter, malmener la gélatine, influencé en cela par Robert Frank et le courant plasticien des années 1960-70 : le procédé polaroid, avec sa matérialité si organique, se prête volontiers à une telle pratique.

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