©
Photos Yannick Vigouroux,
« Flux de conscience, 1992-1993 »
(Donation ARDI photographies, Caen)
© Photo Yannick Vigouroux,
« L'objet d'Aude L'Hirondel, 1996 »
(Coll. privée)
Pendant deux ans, j'ai soumis mes modèles à ce que Xavier Martel nomme « le jeu de l'interrogatoire » : alors que l'image de la personne montait, celle-ci me dictait sur le moment, ou plus tard, de manière spontanée et souvent laconique, ou au contraire plus élaborée et mûrement réfléchie, ce qu'elle avait ressenti en voyant surgir progressivement son portrait sur le petit rectangle du film 600. Le cadrage était toujours serré, l'image légèrement floue. La suite de cette série est la série de diptyque « L'objet » où, cette fois, j'ai demandé aux personnes de choisir un objet qui leur tenait à cœur, que j'ai photographié comme un portrait (et à l'inverse le visage s'est trouvé objectivé).
Une série de diptyques constitués de photographies Polaroïd agrandies. Un objet est associé à un visage.
Peu de mots sont nécessaires pour présenter suffisamment le travail de Yannick Vigouroux. Pourtant, lui, ne cesse d'interroger. Ses séries de Polaroïds traduisent cela, la présence du texte ne nous trompe pas. Au début, le jeu de l'interrogatoire commençait par le " flux de conscience ". Il transcrivait, sous le portrait, les pensées du sujet photographié...
Nouveau jeu, nouvelle interrogation, portant maintenant sur l'objet. Nul texte n'apparaît explicitement. "Quel est l'objet auquel vous êtes le plus attaché ?" Deux réponses sont données par le sujet. La première comme précédemment est le portrait. La deuxième – le complément d'objet direct – vient par l'image et est transcrite par la photographie. Une fois réalisées, les images vont fonctionner comme un système linguistique, s'articulant en un système bijectif. »
« LE JEU DE L'INTERROGATOIRE
Une série de diptyques constitués de photographies Polaroïd agrandies. Un objet est associé à un visage.
Peu de mots sont nécessaires pour présenter suffisamment le travail de Yannick Vigouroux. Pourtant, lui, ne cesse d'interroger. Ses séries de Polaroïds traduisent cela, la présence du texte ne nous trompe pas. Au début, le jeu de l'interrogatoire commençait par le " flux de conscience ". Il transcrivait, sous le portrait, les pensées du sujet photographié...
Nouveau jeu, nouvelle interrogation, portant maintenant sur l'objet. Nul texte n'apparaît explicitement. "Quel est l'objet auquel vous êtes le plus attaché ?" Deux réponses sont données par le sujet. La première comme précédemment est le portrait. La deuxième – le complément d'objet direct – vient par l'image et est transcrite par la photographie. Une fois réalisées, les images vont fonctionner comme un système linguistique, s'articulant en un système bijectif. »
(Xavier
Martel)






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